keyboard_arrow_up
Jeux Olympiques de Tokyo
Denis Boulanger - FFK
Brève
Publié le : 23/10/2018

Johan Lopes "J’ai affûté mes armes"

À tout juste 29 ans, Johan Lopes aborde ses troisièmes championnats du monde après ceux de 2010 et 2012 avec l’envie de ceux qui savent que le haut niveau est un long chemin. Le combattant des Hauts-de-Rueil a de l’ambition. Rendez-vous le mercredi 7 novembre pour suivre sa journée.

Johan, tu es l’un des plus expérimentés de cette équipe de France. Quel combattant es-tu aujourd’hui ?

Quelqu’un qui a avancé dans la vie d’abord, un homme et par conséquent un combattant plus équilibrés. J’ai compris que dans le karaté, il y a de l’amour. J’ai connu différents contextes d’entraînement, avec mon frère longtemps, avec Didier Moreau aussi qui me suit aujourd’hui. C’est une histoire forte parce qu’il était là pour mon premier titre de champion de France et pour le dernier aussi. Comme Ludovic Cacheux qui me coache en équipe de France et avec qui j’étais en chambre en 2010 à Belgrade. En fait, je me suis posé beaucoup de questions tout au long de ma carrière. J’ai fait le bilan que, lors de ma finale européenne en 2011, si j’étais à 150%, complètement libéré, c’est que j’avais cette agressivité en moi. J’ai beaucoup travaillé tout seul dans mon coin, cela m’a permis de réfléchir, mais avoir un encadrement derrière soi, c’est primordial. Enfin, ce que je sais avec mon expérience, c’est qu’un parcours olympique réussi est forcément synonyme de régularité.

Quelles seront les clés pour y arriver ? As-tu des certitudes au moment d’aborder ces championnats du monde ?

Quand j’étais dans le trou, loin des performances auxquelles j’aspirais, j’ai appris à ne pas lâcher, à aller chercher loin dans mes ressources. C’est derrière moi, mais c’est aussi un socle quelque part. De quoi faire basculer un combat, revenir au score si le scénario du combat m’est défavorable… Je dois pouvoir mettre cela en action, ne pas m’isoler. Cet isolement m’a rendu timide et m’a fait perdre des combats par le passé. J’ai construit mon karaté, j’ai beaucoup lu, réfléchi, étudié (Il est d’ailleurs titulaire d’un Master 2 en Psychologie neuroscience du mouvement, NDLR), effectué du profilage sur mes adversaires potentiels. Bref, j’ai beaucoup travaillé pour affûter mes armes et trouver les bonnes approches et stratégies de combat. Dans quelques jours, ce sera la guerre et je pense que je n’ai jamais été mieux armé qu’aujourd’hui.

Denis Boulanger - FFK

On dit souvent qu’un championnat du monde, c’est différent de tout le reste. Qu’est-ce qui rend ce moment spécial en fait ?

C’est une histoire de tension, que l’on gère plus ou moins bien. Ce qu’il faut dans ces grands championnats, c’est ne pas entrer dans le jeu du stress, du tirage, des combats qu’on va se faire mille fois à l’avance dans sa tête avec autant de scénarios différents. Je sais que je suis capable d’aller chercher cette médaille mondiale. Pour cela, il ne faudra pas dépenser trop d’énergie inutilement. Après, ce sera la zone d’échauffement, les protections, l’entrée sur le tapis… et le podium j’espère.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies à des fins statistiques et de partage via les boutons de réseaux sociaux.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies