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Jeux Olympiques de Tokyo
Denis Boulanger - FFK
Brève
Publié le : 13/12/2018

L'Equipe de France pour l'Open Paris Karaté

La Direction Technique Nationale a sélectionné 20 athlètes pour disputer cette édition 2019 de l'Open Paris Karate - Premier League avec l'équipe de France. Découvrez les explications de Yann Baillon, qui entame avec l'épreuve parisienne un nouveau cycle après les championnats du Monde à Madrid. Rappelons qu'hormis les athlètes de l'équipe de France, d'autres français engagés dans la course à la qualification olympique pourront s'inscrire avec leur club, s’ils figurent dans les 100 premiers au ranking mondial.

INTERVIEW - YANN BAILLON

Pouvez-vous nous présenter cette sélection pour l’Open Paris Karate - Premier League 2019 ?

Au niveau de la sélection pour Paris, nous repartons sur l’ossature du Pôle France - Karate 2020 et on y intègre 4 combattants qui ont remporté des médailles récemment sur le plan international. Andréa Brito (-61kg), est médaillée d’or par équipe à Madrid et elle fait une excellente prestation en finale. Dans cette catégorie nous n’avons que deux places et on estime qu’Andréa est un peu en avance sur Laura Sivert par exemple. Nous serons attentifs aux évolutions de tout le monde et à Laura aussi, bien entendu. Sabrina Ouihaddadène (-55kg) et Ilyes Klouz (+84kg) sont revenus médaillés de la « Tokyo - Premier League » et nous avons observé des choses intéressantes à Madrid. Enfin, Kajith Kanagasingam (-60kg) avait effectué un très beau parcours au Japon en revenant avec l’argent, alors qu’il n’a que 19 ans. On se base vraiment sur les médailles pour ajouter des karatékas à ce collectif. Certains ont fait de belles apparitions dernièrement mais sans podium à la clé. Après, l’objectif va également être, à terme, d’écrémer ce collectif. La Standing va avoir un effet d’entonnoir dans les prochains mois. Certains n’auront plus aucune chance de se qualifier par ce biais, il faudra donc se concentrer sur ceux qui seront encore en mesure de le faire, tout en ayant dans un coin de la tête l’objectif de préparer aussi le Tournoi de Qualification Olympique qui sera organisé en mai 2020 à Paris. Il faut également penser aux championnats d’Europe de Mars en Espagne et aux Jeux Européens à la fin du mois de Juin. On veut également s’inscrire dans une dynamique de groupe. Avoir un groupe fort et assez restreint. Cette sélection prend en compte tous ces aspects.

" Ce qui est important c’est de de gagner mais c’est aussi de se placer dans le dernier carré de façon régulière. "
Denis Boulanger - FFK

Leïla Heurtault ne figure pas dans cette sélection, alors qu’elle a réalisé un beau championnat du Monde. Pourquoi ?

Elle aurait en effet très bien pu faire partie du collectif suite à ses performances de l'année passée et notamment d’un championnat du Monde où elle a été notre fer de lance en équipe. Cependant, il s’avère qu’elle souhaite poursuivre son parcours avec son club du Samouraï 2000 - Le Mans. On l’entend. Elle poursuit son chemin de cette façon et de notre côté nous restons attentifs à ses performances.

Aucune athlète n’est sélectionnée en -50kg. Quelle en est la raison ?

Alexandra Recchia qui était titulaire à Madrid s’est faite opérer la semaine dernière d’une rupture subtotale des trois tendons de l’ischio jambier. Elle va être tenue éloignée des tatamis au moins pendant quatre mois. Derrière elle, personne ne se dégage totalement. Nous nous plaçons en observateurs dans cette catégorie pour voir qui prendra le leadership lors des prochaines Premier League. On laisse la possibilité à plusieurs athlètes de se placer.

En kata, dans quel état d’esprit Alexandra Feracci et Enzo Montarello doivent-ils aborder cette compétition ?

Denis Boulanger - FFK

Les deux cas sont différents mais pas si éloignés que cela car ils ont marqué beaucoup de points lors des derniers championnats du Monde. Alexandra s’est bien placée à Madrid en disputant la petite finale ce qui n’est pas rien puisqu’elle n’était pas parvenue à le faire en 2018. Elle a réalisé une performance significative et maintenant l’objectif ce n’est pas de faire un pas en avant puis trois pas en arrière. Soit elle avance petit à petit, soit elle fait un grand pas en avant en faisant un podium à l’Open Paris Karaté. Avoir le public avec elle sera un avantage indéniable. Il faut qu’elle passe des caps et notamment aux yeux des arbitres. En se plaçant sur le podium à Paris, sans parler de points, elle gagnera énormément en terme d’image dans la perspective des autres épreuves de qualification. En kata, quand tu prends une place c’est plus difficile de la perdre par la suite. Pour Enzo, il a montré beaucoup de qualité sur les mondiaux mais il manque encore d’assurance. Il n’a pas encore conscience de toutes ses qualités et à Paris il doit franchir un cap psychologique. Il faut qu’il monte sur le tatami en champion, avec l’état d’esprit du tueur. Le charisme est essentiel en kata et j’attends d’Enzo qu’il se comporte comme un leader. Tous les ingrédients seront là pour qu’il se lâche et qu’il grimpe dans la hiérarchie. Enzo, il ne faut pas qu’il regarde les points ou le ranking, il faut qu’il se concentre sur sa prestation et sa progression personnelle … le reste viendra avec.

" Pouvoir combattre à domicile c’est un plus et ça peut faire la différence surtout quand on sait que tous les détails sont importants "

L’édition 2018 avait été plutôt positive avec de nombreuses médailles !

L’an passé nous avions préparé l’Open Paris Karaté comme une compétition majeure et cela avait plutôt bien fonctionné avec sur le plan comptable beaucoup de médailles, mais peu de titres finalement. Ce qui est important c’est de de gagner mais c’est aussi de se placer dans le dernier carré de façon régulière. L’Open Paris Karaté est très important mais en définitive, ceux de Dubaï et Rabat le sont tout autant … Il faut réussir Paris mais aussi les suivants. Personnellement, je pense que faire aussi bien que l’année dernière ça serait très intéressant mais l’essentiel sera de s’inscrire dans la continuité sur les autres étapes. Notre priorité c’est de faire en sorte que les athlètes soient réguliers. Ils ne doivent pas perdre au premier tour. Si un athlète perd d’entrée à Paris et qu’il gagne à Dubaï on loupe l’objectif. Avec le staff, on préfère que les athlètes se placent sur les podiums dans les deux compétitions, sans forcément l’emporter. On va axer notre travail sur l’aspect psychologique et motivationnel. Comment garder une certaine fraicheur physique et psychologique … ça sera l’une des clés de la performance et de la régularité.

Combattre à domicile ça change quoi pour les athlètes ?

Toutes les compétitions sont difficiles et relevées. Pouvoir combattre à domicile c’est un plus et ça peut faire la différence surtout quand on sait que tous les détails sont importants. Quand on est sur le tatami, être poussé par le public qui est dans les tribunes c’est indéniablement un avantage et on en a besoin. Ils en ont besoin car on voit que le niveau de détermination des athlètes augmente avec ce soutien ! Dans le bilan que l’on a fait des mondiaux avec les entraineurs, il est ressorti notamment que nous avons des athlètes qui sont trop dans l’attente et pas assez dans le recherche de marquer des points. Quand on veut gagner il faut y aller, il faut marquer des points, se libérer, prendre des risques … Nous sommes conscients que cette attitude n’est pas toujours évidente à adopter en fonction de l’adversaire, du contexte, de la pression. En étant à la maison, je pense que c’est plus facile pour eux de prendre ce risque-là : on a plus de courage quand on sait que l’on a tout le monde est derrière nous. Il faut aussi que l’on se mette dans les conditions du Tournoi de Qualification qui sera un grand événement pour ceux qui n’auront pas la chance d’être qualifiés par la Standing.

Etienne Laurent - FFK

Les 20 karatékas sélectionnés
Informations sur l'Open Paris Karaté 2019
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