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Jeux Olympiques de Tokyo
KPhotos - FFK
Brève
Publié le : 08/09/2019

K1 Tokyo / Un final sans or

Trois finales, trois défaites. Cette dernière journée du Karaté 1 de Tokyo disputé au Nippon Budokan n’aura pas souri aux Français. Si les raisons semblent différentes, le résultat est malheureusement identique.

Alexandra Recchia (-50 kg) avait pourtant l’œil du tigre en pénétrant le tatami. Mais, face à la jeune Iranienne Bahmanyar, 3e des Championnats du monde 2018 et vice-championne du monde U21 2017, cela n’a pas suffi. Ce premier affrontement entre les deux athlètes a largement tourné à l’avantage de l’Iranienne qui l’emporte 5-1. “Alex” s’est montrée un ton en-dessous de ses combats d’avant-hier et a subi sans réussir à dégainer. Frustrée, la Française se montrait tout de même heureuse de cette médaille d’argent, la deuxième après celle de Shanghaï en juin, depuis son retour de blessure. Très encourageant pour la suite des événements.

Alizée Agier et l’Azerbaïdjanaise Irina Zaretska (-68 kg) se connaissent, elles, très bien. Mais, dimanche, à Tokyo, la Française était méconnaissable. Elle qui prend d’habitude l’initiative, a laissé venir son adversaire du jour qui ne s’est pas gênée pour en profiter. Le duel des championnes du monde (2014 pour Agier, 2018 pour Zaretska) a tourné court : 3-0 pour la Caucasienne. Alizée Agier ne gagne ainsi pas sa troisième médaille d’or de l’année.

Celle qui a été la plus proche de la victoire est Leïla Heurtault (-61 kg). La Mancelle a même mené quasiment tout le combat face à la double championne du monde (2014, 2016), l’Egyptienne Lotfy. Mais cette dernière a fini par marquer le point qui fait la différence pour l’emporter 4-3. Ce n’est que partie remise…

En course pour la médaille de bronze, Nancy Garcia (+68 kg), lauréate ici même l’an passé, n’a pas eu la même vista, au contraire même. Laissant l’initiative à la championne du monde grecque, Eleni Chatziliadou, attendant une attaque de jambe de celle-ci qui ne viendra jamais, la Française s’incline 2-1. Frustrant !

Le seul Tricolore à avoir remporté son combat lors de cette journée finale fut Mehdi Filali (+84 kg). Et de quelle manière ! Il s’était promis de prendre sa revanche de l’Open de Paris 2018, le tournoi qui l’a révélé en senior, face à Sajad Ganjzadeh. C’est fait ! En ce dimanche, sur le tatami, le patron, c’était lui. L’Iranien, champion du monde en 2016 (2e en 2014 et 2018), a couru après le score, semblant incapable de cadrer le Français. Celui-ci l’emporte 4-2 et glane une 3e médaille en Karaté 1 cette année. Le plus beau serait-il à venir ?

Avec ces quatre médailles, la France présente un bilan mitigé à ce Karaté 1 de Tokyo mais la route est encore longue jusqu’aux Jeux olympiques.

Yann Baillon : « un bilan mitigé »

« Le bilan est assez mitigé sur l’ensemble. Je n’irai pas jusqu’à dire faible, mais on ne peut pas être entièrement satisfait de cette compétition. Certains de nos leaders passent à côté.

 C’est la première de la saison. On savait l’importance de démarrer fort. Cela va être de plus en plus dur, avec de plus en plus de pression. Il vaut mieux être devant et regarder derrière.

Il y a quand même des satisfactions. Alexandra (Recchia), qui refait une finale après Shanghaï. Elle revient à un très bon niveau après sa longue interruption. Alizée fait également un bon parcours. C’est l’une de nos filles les plus régulières mais ce qui me paraît inquiétant, c’est qu’elle passe à côté de sa finale. Il va falloir trouver les raisons.

Mehdi Filali fait aussi un beau parcours. Il perd de justesse en éliminatoire et fait vraiment un super combat pour la place de 3 face à Ganjzadeh. C’est une bonne satisfaction car il y a du contenu intéressant. C’est un garçon qui peut aller de l’avant encore. Leïla Heurtault fait une très, très belle compétition. Elle s’incline en finale sur Lotfy, une cliente.

Le bilan est mitigé parce que l’on n’a pas de titres. On a des gens en finale et l’on sait que c’est difficile d’y parvenir. Mais une finale, ça se gagne. Certains athlètes passent à côté et ça, c’est plus inquiétant. Il va falloir que l’on corrige le tir en Russie. Nos athlètes doivent parvenir à beaucoup plus se libérer mentalement. Là, on les a senti crispés. Il ne faut pas se dire qu’il ne faut pas perdre, il faut surtout se dire qu’il faut gagner ».

Auteur : Ludovic Mauchien

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