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Jeux Olympiques de Tokyo
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Brève
Publié le : 01/12/2019

Les médailles aux audacieux

4 médailles pour la France à Madrid avant de basculer sur 2020

Alors que le Kazakhstan explose les compteurs avec cinq finales dont trois titres devant l’Iran à deux médailles d’or et une très solide Turquie lors de ce dernier K1 Premier League de la saison, la France revient de Madrid avec quatre médailles et des points pour la standing : deux médailles d’argent pour Dnylson Jacquet et Logan Da Costa, le bronze pour son frère Steven, le bronze aussi pour Gwendoline Philippe dans un combat de haut niveau face à Leila Heurtault

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Des médailles fruit de l’audace, comme le souligne ce soir Yann Baillon, directeur des équipes de France. « Ce sont clairement ceux qui osent qui l’emportent sur cette compétition. Steven qui va chercher le bronze en se remobilisant, c’est le signe d’un combattant qui, à défaut de se relâcher complètement pour exprimer son karaté, reste concentré. Il a vraiment passé un cap sur ce plan et c’est intéressant pour la suite. Logan a été sur ce registre pour se hisser jusqu’en finale, combatif mais aussi intelligent, même s’il aurait sans doute dû oser davantage en finale contre un combattant qui était dans la même situation que lui. La décision n’a pas basculé en sa faveur, mais cela s’est joué à rien. Ne pas être dans le calcul que ce soit dans la tactique du match comme dans le calcul des points au classement, être dans le combat, c’est ce qui permet de gagner. Et c’est l’essence du karaté. Dnylson Jacquet qui s’offre une finale, c’est le signe d’un combattant qui a aussi su élever son niveau avec cette combativité et cette intensité indispensables. L’un des bons exemples de cette prise de conscience, c’est aussi le parcours de Gwendoline Philippe. Elle a sans doute trop calculé en tableau justement avant de retrouver des couleurs en étant plus combative et agressive en repêchages hier et aujourd’hui. J’espère que ce sera un déclic. Face à elle, Leila Heurtault aurait pu être en finale après une très belle journée hier. Menée dans leur confrontation aujourd’hui, elle n’a pas renoncé. De bons signes et nous avons deux combattantes de niveau mondial en -61kg. Enfin, Alizée Agier n’était pas à son meilleur sur cette compétition. Elle manquait de jus sur sa troisième place, mais elle n’a pas fait une mauvaise compétition malgré tout et colle au quatuor de tête. C’est très important avant de basculer sur 2020 et Paris où nous serons chez nous pour lancer l’année et gagner. » La plupart se retrouveront dès les prochains jours en pôle pour garder la dynamique avant trois stages nationaux en janvier en amont de l’Open de Paris.

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Les katas encore en réglage

Pour les katas, les performances n’étaient pas au rendez-vous ce week-end, mais Ayoub Neghliz sent la progression. « La problématique est différente pour Alexandra et pour Enzo. Nous ne sommes pas déçus du travail d’Alexandra, dont on sent qu’elle progresse. Nous sommes encore en phase de tests pour déterminer les quatre à cinq katas qui plaisent vraiment et qui pourraient la conduire à décrocher sa qualification lors du TQO en mai prochain. Il n’y aura alors qu’une représentante par pays dans la catégorie, pas dix Japonaises notamment, ce qui devrait jouer en sa faveur, car le niveau est plus élevé que sur un championnat du monde sur ces K1 Premier League. La stratégie s’affine. Pour Enzo, c’est difficile dans la mesure où il n’a pas reproduit hier ce qu’il fait à l’entraînement, même s’il revenait de blessure et n’avait pas disputé de compétition depuis septembre. Il le reconnaît, il le sait. Il sera sur le Série A du Chili en concurrence directe avec d’autres Français, puis au K1 Premier League de Paris. À lui de se dépasser. Le mois de janvier sera déterminant. »

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