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Jeux Olympiques de Tokyo
Lyse-Anne Planchenault
Brève
Publié le : 29/07/2020

« Avant ou après, il y a l’équipe de France »

Comme dit l’expression, les affaires sérieuses reprennent. Pas d’objectif encore défini pour le groupe France, mais la reprise des stages, dans un esprit « cohésion et dépassement » qui tient largement ses promesses. Ça pique à Castelnau-le-Lez !

Comme dit l’expression, les affaires sérieuses reprennent. Pas d’objectif encore défini pour le groupe France, mais la reprise des stages, dans un esprit « cohésion et dépassement » qui tient largement ses promesses. Ça pique à Castelnau-le-Lez !

Le patron des équipes de France Yann Baillon l’avait appelé de ses vœux, après le flottement naturel des esprits lors de la période récente – pandémie, confinement et report des compétitions « sine die » obligent – il fallait convoquer les saines valeurs du travail, du dépassement de soi et, par-dessus tout, de l’équipe de France. « Ce qu’il y avait avant, ce qu’il y aura après, c’est l’équipe de France », rappelle l’ancien champion du monde, dans une jolie formule qui aurait mérité d’être inscrite au fronton du CNE de Castelnau-le-Lez où se retrouvent en ce moment (et pour trois semaines) trois groupes nationaux, les techniciens du kata, les combattantes féminines et leurs homologues masculins. « C’est une répartition qui permet encore de gérer les enjeux de distanciation physique en cette période, avant le retour d’un gros collectif dès septembre si c’est possible. » Au programme, de la technique individuelle sans opposition, non seulement pour respecter les nécessités de prudence liées au risque viral, mais aussi parce que le temps n’est pas encore à la préparation des compétitions de l’hiver prochain, mais au retour de la confiance et des repères, avec l’idée d’éviter la blessure liée à la reprise. « La vocation des exercices est technique, mais on fait court et intense, c’est très exigeant physiquement, précise le directeur des équipes de France. Et on a beaucoup innové sur le matériel, en allant chercher notamment des cibles venues d’autres disciplines, comme la boxe française, pour varier un peu, sortir de la routine et aller chercher de nouvelles exigences. »

Lyse-Anne Planchenault

Après l’équipe kata il y a deux semaines, les féminines la semaine dernière, les garçons commencent ce lundi. Et on recommence début août à Montpellier avant un ultime stage d’été fin août. Ça s’enchaîne dans la bonne humeur et la sueur librement consentie et, pour ce premier rendez-vous, avec le plaisir anticipé de revoir les amis. Mehdi Filali, vice champion du monde espoirs l’an passé, en plaisante comme un gamin : « Il y a un côté rentrée des classes, c’est vrai, on va voir les nouvelles têtes, les anciens potes. Là, ça fait tellement longtemps qu’on va en trouver qui auront pris des rides ! » Les groupes précédents l’ont unanimement démontré, malgré les difficultés abordées, la banane est de rigueur. S’entraîner sérieusement dans le groupe France, finalement, il n’y a que ça de vrai. « Sur le plan de l’ambiance, on a réussi notre coup », en sourit Yann Baillon. Mine de rien, une vraie réussite pour une série de stages dont le but affiché était la cohésion de groupe… et le dépassement de soi. Un intitulé qui disait tout de même clairement que la souffrance allait être au rendez-vous.

Lyse-Anne Planchenault

Après l’équipe kata il y a deux semaines, les féminines la semaine dernière, les garçons commencent ce lundi. Et on recommence début août à Montpellier avant un ultime stage d’été fin août. Ça s’enchaîne dans la bonne humeur et la sueur librement consentie et, pour ce premier rendez-vous, avec le plaisir anticipé de revoir les amis. Mehdi Filali, vice champion du monde espoirs l’an passé, en plaisante comme un gamin : « Il y a un côté rentrée des classes, c’est vrai, on va voir les nouvelles têtes, les anciens potes. Là, ça fait tellement longtemps qu’on va en trouver qui auront pris des rides ! » Les groupes précédents l’ont unanimement démontré, malgré les difficultés abordées, la banane est de rigueur. S’entraîner sérieusement dans le groupe France, finalement, il n’y a que ça de vrai. « Sur le plan de l’ambiance, on a réussi notre coup », en sourit Yann Baillon. Mine de rien, une vraie réussite pour une série de stages dont le but affiché était la cohésion de groupe… et le dépassement de soi. Un intitulé qui disait tout de même clairement que la souffrance allait être au rendez-vous. La pièce maîtresse de la partie de plaisir pour les filles ? Un triathlon autour du lac de Salagou, avec vingt kilomètres de VTT, deux-cents mètres de natation seulement (pour permettre à tout le monde de jouer), et encore dix kilomètres de course à pied pour conclure. Trois à quatre bonnes heures d’efforts pour la moyenne du groupe. De quoi apprendre des choses sur soi-même, y compris pour les plus aguerries, comme Alexandra Recchia, pour laquelle ce genre d’épreuve était une première. « On nous avait dit, prenez-le comme une course, raconte la championne du monde 2012 et 2016. Je ne suis pas partie dans l’intention de gagner, mais pour vivre un beau challenge personnel, le plaisir d’aller au-delà de mes limites. Je n’ai pas été déçue. J’ai pris un plaisir de dingue et je me suis découvert des ressources physiques et mentales que je ne me soupçonnais même pas ! La fierté que j’en retire n’a pas de prix. » La semaine précédente, les techniciens n’avaient pas été en reste avec un « Run and Bike » au Pic Saint-Loup : dix kilomètres d’ascension, dix kilomètres de descente, et encore dix kilomètres de remontée ! « J’ai testé, ça pique, apprécie Yann Baillon, se souvenant au passage de ses préparations d’il y a quelques années. Pas un faux plat, c’est tout le temps dans la pente, on reprend vraiment dans le dur ». Une constatation qui trouve Mehdi Filali, son sac tout juste posé au pied du lit, un peu moins souriant qu’à l’évocation des retrouvailles. « On a vu avec les filles. C’était vraiment limite. On sait que ça va être excellent, mais pas agréable du tout ! J’appréhende un peu, parce que c’est compliqué d’aller dans le dur après autant de temps sans trop d’activité, mais on sait qu’on doit en passer par là. Ça va être une bonne claque, mais une claque tout de même. »

Lyse-Anne Planchenault

La première session des trois stages d’été « dérouille » l’équipe de France et c’était l’effet recherché. « Nous voulions aussi rappeler que les sélections à venir passent par les stages de l’équipe de France et par l’investissement, le respect du programme, la détermination qu’on y montre », conclut Yann Baillon. C’est le calendrier national qui donnera le deuxième élan dans les mois qui viennent, avant le retour prévu de l’international au cœur de l’hiver, la préparation des championnats d’Europe, l’Open de Paris… Tout a (re)commencé cet été, à Montpellier.

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