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Jeux Olympiques de Tokyo
Denis Boulanger - FFK
Brève
Publié le : 31/10/2018

Lucas Jeannot "Prouver avec nos armes actuelles"

Éliminé au premier tour des championnats d’Europe (kata par équipe) d’avril dernier avec Ahmed Zemouri et Franck Ngoan, c’est en toute humilité que Lucas Jeannot appréhende ces mondiaux de Madrid. Mais avec le retour d’Enzo Montarello, membre du trio vice champion du monde en 2016, tous les espoirs sont permis en Espagne.

Après une expérience malheureuse à Novi Sad il y a six mois, vous avez, avec Ahmed et Enzo, reconstitué cet été le trio qui a toujours ramené une médaille des grands championnats (titre européen et finale mondiale en 2016, médailles de bronze européennes en 2015 et 2017). Comment se sont passées ces retrouvailles ?

Avant de reprendre officiellement ensemble en juillet, nous avons présenté quelques démonstrations tous les trois étant donné que Franck (Ngoan) était en train de passer son bac. Sans savoir sur quoi cela allait déboucher derrière, il a été facile de se retrouver, entre amis, et cela a bien collé. Il a tout de même fallu s’adapter au travail individuel mené en parallèle par Enzo dans le cadre de son projet olympique, en alignant notre trame de travail collectif en termes de synchronisation, de rythmique et de gestuelle. Ce n’a pas été simple, nous avons pu le voir à Berlin (défaite au premier tour contre l’Italie, NDLR) où l’osmose n’était pas parfaite, mais nous avons redoublé d’efforts tant techniquement que physiquement pour retrouver nos marques tous les trois. Il ne faut pas oublier qu’avant Berlin, notre dernière sortie ensemble remontait aux Europe 2017.

Kphotos - FFK

Vice champions du monde en 2016, vous allez tout de même être attendus en Espagne. Ressentez-vous une pression particulière de ce point de vue-là ?

Nous n’allons pas le cacher, nous savons ce que ça fait d’atteindre une finale mondiale et nous travaillons clairement pour décrocher le titre cette fois. Nous ne nous détachons donc pas de la pression du résultat pour ces mondiaux, surtout que nous bénéficierons d’un statut de tête de série grâce à notre performance de Linz. Mais, par rapport à 2016, c’est bien la seule considération à prendre en compte, les équipes ayant tellement changé depuis, pour un niveau global très homogène qui fait que tout le monde peut prétendre à la victoire finale mais aussi à l’élimination au premier tour. Avec le Japon forcément au rendez-vous et l’Espagne qui va vouloir briller à domicile, on a, je pense, les deux grosses équipes de ces championnats. De notre côté, nous avons vraiment envie de prouver comme si rien ne s’était passé auparavant, avec nos armes actuelles.

" Notre façon de faire est quelque peu différente désormais, moins dynamique mais plus dense et naturelle. "

Sont-elles si différentes de celles de 2016 ?

Notre façon de faire est quelque peu différente désormais, moins dynamique mais plus dense et naturelle sur le kata par exemple. En ce qui concerne le bunkaï, nous n’avons pas perdu notre travail de la distance et nous avons essayer de toujours respecter nos personnalités dans ce que nous proposons. Cette fois, et cela peut paraître paradoxal avec l’expérience accumulée, nous allons pouvoir nous appuyer sur notre insouciance du moment et sur une forme de naïveté. Nous n’arrivons pas à Madrid en pleine confiance comme cela avait été le cas pour les mondiaux 2016, où nous étions portés par notre dynamique de résultats. Mais nous n’allons pas manquer d’arguments non plus, notamment grâce à l’ouverture du pôle kata au CREPS de Châtenay-Malabry qui nous permet de travailler beaucoup plus fréquemment tous les trois que par le passé.

Fiche / Lucas Jeannot
Fiche / Enzo Montarello
Fiche / Ahmed Zemouri
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