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Jeux Olympiques de Tokyo
Denis Boulanger - FFK
Brève
Publié le : 11/11/2018

La France, troisième nation mondiale

Finalement surpassée par l'Iran grâce à son équipe masculine de choc, la France termine à la troisième place des nations.

Ce dimanche, nous n’étions engagés que de façon indirecte dans la bataille des nations. Deuxième à ce classement samedi, nous étions en effet sous la pression des Espagnols chez eux, engagés encore dans deux finales en kata, et par l’Iran finaliste en combat par équipes face à la Turquie.

L’Espagne aura essayé, mais les démonstrations ébouriffantes des Japonais en bunkai, et particulièrement l’équipe masculine emmenées par Ryo Kiyuna ne leur laissent aucune place. Dix drapeaux sont tombés du côté nippon, ce qui amène le Japon à dix médailles, dont quatre en or, un résultat final comparable aux neuf médailles dont six d’or de 2016. Sur ses quatre finales, toutes en kata, l’Espagne n’en convertit qu’une (ce qui est déjà admirable) et reste en retrait de la France triomphante par deux fois hier. Et c’est finalement sur le gong si l’on peut dire, dans la dernière épreuve, la prestigieuse bataille par équipes masculines, que l’Iran obtient sa deuxième médaille d’or pour sept podiums, en dominant sur le dernier combat une résistante équipe turque qui avait mené les débats par deux victoires à zéro. Un classement de deuxième nation finalement légitime tant l’Iran s’est montrée dangereux en combat masculin avec, pour les quatre catégories individuelles, le gain d’une médaille d’or, d’une médaille d’argent et de deux de bronze, et désormais cette cinquième médaille, en or, pour le groupe. Une performance d’exception complétée par une médaille de bronze pour les féminines et une autre en kata. L’Iran confirme sa puissance de feu actuel chez les combattants masculins. En 2016, ce pays était déjà troisième nation avec six médailles (dont trois d’or pour les combattants !), juste derrière la France. C’est leur troisième titre en combat par équipes masculines de suite.

Avec ses deux titres magnifiques, la France réussit une performance conforme à son rang par la qualité de médailles enlevées – seul trois pays réussissent à cumuler deux titres sur ces championnats 2018 – mais doit se contenter de ces deux médailles, ce qui est inhabituel. L’absence de médailles pour le kata français, qui se consacre à sa transition en vue d’atteindre un podium olympique dans deux ans en individuels, et surtout l’absence de médailles pour les féminines en individuels, ce qui est rare, expliquent largement cette réduction en nombre. Les signes sont néanmoins rassurants quand on considère que le groupe féminin dans son ensemble, pour lequel a été privilégié la jeunesse et l’expérience à prendre, est capable de produire une performance collective en or avec une nouvelle génération brillante. Il faudra aller chercher les points manquants, mais Madrid n’était qu’une étape dans la construction du groupe olympique. Une étape qui permet aussi d’assister, chez les masculins, à l’accomplissement de l’immense talent de Steven Da Costa, vingt-et-un ans, champion du monde juniors 2013, champion d'Europe juniors 2014  et espoirs 2017, désormais champion du monde seniors 2018 en -67kg, catégorie olympique, après avoir décroché, aussi, le titre européen seniors en 2016, année de sa première médaille mondiale. Voilà de quoi inciter à l’optimisme. 

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