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Jeux Olympiques de Tokyo
Brève
Publié le : 28/06/2019

Veillée d’armes à Minsk

Arrivée en Biélorussie jeudi après-midi, l’équipe de France a pris ses marques au village des athlètes avant leur entrée en lice ce week-end. Découverte des installations, pesée, contrôle anti-dopage, temps libre, cryothérapie… Le calme avant la tempête promise par les meilleurs athlètes du Vieux continent.

Avec sept athlètes et cinq encadrants, c’est en rangs serrés que s’avance l’équipe de France de karaté sur cette deuxième édition des Jeux européens, débutée depuis une semaine maintenant. Mais l’attente est grande sur ses épaules pour faire au moins aussi bien qu’il y a quatre ans à Bakou – cinq médailles dont deux titres. « Nous avons été accueillis avec impatience par les responsables du CNOSF, qui identifient le karaté comme une discipline qui ramène toujours des médailles à la France sur ce genre d’évènements, pose Yann Baillon, directeur des équipes de France. Il y a toujours beaucoup de respect envers le karaté et c’est avec cette responsabilité que nous abordons la compétition. Elle arrive toutefois après toutes les compétitions comptant pour la qualification olympique, pour des athlètes fatigués physiquement et mentalement. Cela demeure néanmoins important de faire des résultats ici, dans un contexte olympique et un format très proche de ce qui nous attend l’été prochain aux Jeux de Tokyo. Et puis une médaille au Jeux européens, ça compte dans un palmarès ! Prenez Emily Thouy : à jamais, elle restera la première Française médaillée d’or de l’histoire de cette compétition. » En attendant que parmi les sept engagés se trouvent les derniers médaillés de Minsk 2019, déterminants pour le bilan final des nations ?

Un écrin pour briller

Après une première nuit au village, la journée de vendredi débutait par la pesée, organisée dans la Chizhovka Arena et ses deux surfaces de combat surélevées, prêtes à sacrer douze nouveaux vainqueurs des Jeux européens*. Sauf pour Nancy Garcia, réveillée de bonne heure pour un contrôle anti-dopage qui allait lui offrir une escorte toute la matinée, le temps d’aller valider son poids et d’ingérer suffisamment d’eau pour les besoins de son échantillon. Pas de problème de balance pour les combattants tricolores, qui retrouvaient derrière les techniciens Alexandra Ferracci et Enzo Montarello pour un bon décrassage d’une heure dans la salle d’échauffement. Place ensuite à la visite guidée en compagnie des officiels, menant de la zone mixte à la salle de compétition en passant par la chambre d’appel. Les yeux s’écarquillaient à l’entrée dans la patinoire de 8800 places assises réaménagée pour l’occasion, avant que les remarques ne fusent en foulant le promontoire.

«La configuration est incroyable, apprécie Enzo Montarello, qui enchaîne quelques mouvements sous le regard de Stéphane Mari. Par contre, suivant les déplacements et la position du pied, ça dérape ou ça accroche beaucoup. Il va falloir être très vigilant… » Pour Sophia Bouderbane, championne d’Europe 2019, c’est la crainte de la glissade qui lui vient en tête. Mais pour l’heure, après quelques photos souvenirs, c’est déjà l’heure de regagner la navette, pour un temps libre qui courra jusqu’au repas, précédant le briefing de l’encadrement. Les dés seront alors jetés.


* Contrairement à d’autres sports comme le judo, la boxe ou le badminton, ces Jeux européens ne font pas office de championnats d’Europe, déjà disputés à Guadalajara (Espagne) fin mars.

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