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Jeux Olympiques de Tokyo
Xavier Servolle / K Photos
Brève
Publié le : 29/06/2019

Yann Baillon : « Une journée catastrophique »

Le bilan du premier jour par le directeur des équipes de France

Le parcours des techniciens

« Même si c'est toujours compliqué d'avoir des explications en kata, nous allons devoir nous remettre grandement en question car nos athlètes, s'ils sont aujourd'hui à leur niveau, ne plaisent pas aux jurys. Il y a énormément de critères pris en compte, mais nous pêchons sur les aspects scénique, artistique et physique. Il va falloir mettre en place des choses sur ces plans-là, mais aussi psychologiquement. »

Le parcours des combattants

« Nous sommes très déçus car nous arrivions aujourd'hui avec une championne d'Europe en titre (Alizée Agier), Nancy Garcia qui avait par miracle la chance de participer à ces Jeux et Farouk Abdesselem qui restait sur une troisième place à Montréal la semaine dernière. Tous les trois avaient donc largement le niveau d'aller chercher une médaille, si ce n'est le titre. Mais les deux filles ne sont pas arrivées en conquérantes et, face au top européen, ça se paie cash. Pour ce qui est de Farouk, c'est une faute monumentale et inadmissible qu'il commet en faisant sa propre analyse des combats et ses calculs sans maîtriser la règlementation (il pensait, à tort, que sa victoire contre l'Italien lui permettrait de lui passer devant au classement en cas d'égalité à l'issue de la poule, NDLR). Un combat, tu dois le gagner, et ne pas t'arrêter comme ça de combattre. C'est une défaite ridicule. Tous ces petits détails montrent que, malgré le discours que nous leur avons tenu, ils n'étaient pas dedans et n'ont pas fait montre de la détermination et de la concentration exigées à ce niveau. Certes, la saison a été longue et les organismes sont fatigués, mais c'est le cas pour tous les athlètes du plateau, avec des finalistes qui sont souvent ceux qui vont loin dans les tableaux à chaque sortie. 
C'est d'autant plus dommage qu'il s'agissait d'une grosse échéance, valorisante pour eux comme pour le karaté. En cette période de qualification olympique, ils misent tous sur les épreuves qui rapportent des points pour pouvoir être de la partie à Tokyo. Se qualifier n'est pourtant pas le plus important : nous devons y aller pour décrocher des médailles. Et pour celà, il faut être en capacité de monter sur les podiums des compétitions de référence, comme les championnats d'Europe, du monde ou ces Jeux européens. J'espère que nos deux athlètes de demain - Sophia Bouderbane en -50kg et Gwendoline Philippe en -61kg - ont saisi ça et vont combattre avec beaucoup d'envie et la ferme intention de s'imposer. »

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