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Jeux Olympiques de Tokyo
Xavier Servolle / K Photos
Brève
Publié le : 04/10/2019

Jour 1 – Steven Da Costa se remet dans l’axe

Si sa troisième place au classement olympique était loin d’être préoccupante, cette journée sans défaite en Russie va tout de même faire le plus grand bien à Steven Da Costa (-67kg). Dimanche, le champion du monde et d’Europe en titre est ainsi assuré de mettre fin à trois compétitions (et six mois) sans podium.

Rigoureux à chaque passage sur les tatamis moscovites, le combattant de l’USL Mont-Saint-Martin a d’abord cherché à se rassurer, sans prendre de risque pour éliminer l’Espagnol Ankhoud Samy Ennkhaili, puis Po-Shen Pan du Taipei Chinois, sur la plus petite des marges (1-0). Face à lui pour une place dans le dernier carré, le Kazakhstanais Didar Amirali, son bourreau de Tokyo un mois plus tôt. « Sur ce combat, Steven a réussi à évacuer la tension et les doutes nés de ses dernières sorties, analyse Yann Baillon, directeur des équipes de France. Et le bouchon de champagne a sauté. » Une solide victoire 5-1 qui l’envoyait derrière affronter le Géorgien Davit Pataridze, qu’il dominait à la décision (0-0). « C’est très satifaisant car cette finale va lui permettre de conforter sa place tout en haut de la ranking, et ainsi de pouvoir sereinement voir venir ses adversaires, salue Yann Baillon. C’est la marque des meilleurs de savoir aller au bout sans pratiquer son meilleur karaté, comme ce fut le cas chez les -75kg aujourd’hui. L’enchaînement de compétitions est très difficile. »

Xavier Servolle / K Photos

Un enchaînement qui semble avoir été fatal à Alexandra Recchia (-50kg), remontée en flèche dans la hiérarchie après ses deux finales de Shanghai en juin et de Tokyo en septembre, mais stoppée dès son entrée en lice contre la Philippine Junna Tsukii, en bronze à Rabat cette année (0-3). L’aventure tourna également court dès le premier pour la championne d’Europe Sophia Bouderbane (-50kg), piégée 2-3 par la Thaïlandaise Chanynut Chippensuk, Sabrina Ouihaddadène (-55kg), vaincue au senshu par l’Écossaise Amy Connell (5-5), Marvin Garin (-67kg) et Logan Da Costa (-75kg), dominés par deux combattants ukrainiens sans avoir su se mettre en évidence. « Dans cette période charnière de la qualification olympique, il faut beaucoup de détermination pour savoir élever son niveau et espérer aller loin sur ces épreuves, justifie le directeur des équipes de France. Et pour ceux qui s’éloignent petit à petit de la qualification directe, la spirale est négative. À nous de voir comment les faire repartir sur d’autres objectifs, pour briser cette mauvaise passe et rebondir sur du positif. Avant de songer, pour ceux qui seront encore dans la course, au TQO, qu’il faudra préparer comme un événement de référence. Ce que nous ramène davantage dans nos habitudes. » Également engagés avec leurs clubs, Sandy Scordo (kata féminin) échouait au premier tour avec un Sansai crédité à 22,42, tout comme Aurore Bourçois (-50kg) en combat. May-Ly Picard (-50kg) échouait quant à elle en quarts de finale avant de céder en repêchages, tandis que Julien Caffaro (-75kg) s'inclinait au deuxième tour.

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