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Jeux Olympiques de Tokyo
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Brève
Publié le : 14/02/2020

JOUR 1 - Steven Da Costa tout près de Tokyo

En se qualifiant pour la finale dimanche aux Émirats Arabes Unis, le champion du monde français (-67kg) a réalisé la très bonne opération comptable de cette première journée. Tokyo s’approche à grands pas pour le triple vainqueur de l’Open de Paris.

L’or autour du cou, on l’avait quitté tout sourire des travées de Coubertin fin janvier, convaincu de tenir le bon bout dans cette course acharnée aux anneaux olympiques. Ce vendredi à Dubaï, Steven Da Costa a décidé de faire encore un peu plus pencher la balance en sa faveur, se montrant sérieux à chacune de ses apparitions sur le tapis. 7-1 contre l’Azerbaïdjanais Rafiz Hasanov, en bronze à Paris pour son premier podium en Premier League depuis 2016, puis 1-0 face à l’Espagnol Raul Cuerva, sans référence depuis sa cinquième place des mondiaux 2018, et enfin un 6-0 infligé au Belge Youness Oualad Haj Amar, vice champion d’Europe juniors 2019. « Contre des adversaires face auxquels il avait eu parfois un peu de mal ces derniers temps, Steven a produit un karaté offensif, efficace et déterminé, en prenant ses responsabilités et en allant de l’avant dès le début des combats », apprécie Yann Baillon, directeur des équipes de France. Un sans-faute qui lui offrait un nouveau duel à disputer en demie avec le Turc Burak Uygur, en perte de vitesse en Premier League depuis sa finale à Tokyo en septembre dernier, avec seulement deux combats remportés entre Moscou, Madrid et Paris. « Il s’agissait de vieilles retrouvailles et, face à ce style de karaté attentiste qu’il n’apprécie pas trop, Steven a su ne pas entrer dans le jeu du Turc, essayant de s’imposer dans le combat pendant que Uygur se contentait de fuir, poursuit Yann Baillon. L’unanimité des juges aux drapeaux était donc logique. »

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Elsawy craque, Figueira enchaîne

Un succès qui repousse encore un peu plus à la standing olympique l’actuel n°10 mondial, qui sera à plus de quatre mille points du Français en début de semaine prochaine. Mieux, l’élimination prématurée de l’Égyptien Ali Elsawy (sorti dès son entrée en lice par l’Iranien Amir Mehdizadeh, qui perdait dans la foulée), jusque-là deuxième ex-aequo avec le Brésilien Vinicius Figueira de la catégorie des -67kg à la standing, lui offre une véritable bouffée d’oxygène. À confirmer justement contre le Sud-Américain en finale dimanche, pour que l’option sur la qualification directe pour les Jeux prenne inexorablement du poids. « Je ne suis pas à calculer les points, je m’attache juste à faire mon chemin, pose le tricolore à trente-six heures de cet ultime affrontement. C’est à nouveau le Brésilien face à moi en finale (comme lors des mondiaux 2018, NDLR), donc ce n’est pas encore là que je vais vraiment prendre de l’avance sur lui. On ne sait pas comment ça va se passer dimanche mais c’est un combattant, et il va y avoir des points. »

Marvin Garin en embuscade

Avant ce nouveau sommet franco-brésilien, il faudra également suivre avec intérêt le dernier combat – pour le bronze – que s’est vaillamment offert Marvin Garin, engagé avec son club, en dominant le Guatémaltèque Christian Wever 3-0 en repêchages après n’avoir cédé que d’un point en quarts contre Figueira (1-2). « Marvin fait vraiment plaisir à voir, il retrouve des couleurs, de l’envie, il remonte des scores, il balaie, note Yann Baillon. On sent qu’il reprend confiance après son gros passage à vide, pas épargné par les problèmes personnels en tout genre, les blessures. Le fait de ne plus être dans le parcours olympique l’amène à combattre juste pour le plaisir, et ça marche. »

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Alexandra Recchia et Logan Da Costa un peu courts

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Eux aussi engagés sous la bannière de l’équipe de France ce vendredi, Alexandra Recchia (-50kg) et Logan Da Costa (-75kg) ne sont pas parvenus à se glisser dans le programme dominical, alors qu’ils se sont tous les deux avancés jusqu’en quarts de finale. « Après un premier tour très engagé contre l’Égyptienne qui est une vraie cliente, Alexandra n’a pas réussi à maintenir son niveau de détermination face à la Marocaine, analyse le directeur des équipes de France. Elle a bien essayé de prendre le dessus mais tout ce qu’elle a tenté n’est pas passé cette fois. C’est décevant, car elle semblait davantage en sensations, et il lui fallait vraiment une performance pour se repositionner dans la course aux Jeux. En ce qui concerne Logan, c’est encourageant puisqu’il montre encore une belle régularité après ses deux finales de Madrid et Paris, restant ainsi parmi les dix meilleurs de la catégorie. Mais son parcours a trop été en dents de scie, à se faire peur sur les premiers tours et à ne s’en sortir qu’à coup d’exploits, sans vraiment parvenir à se régler. Contre le Kazakhstanais, il lui a manqué un peu de chance sur cette canne en fin de combat qui n’est pas comptabilisée, et il doit sa défaite à une faute d’attention, alors qu’il y avait des opportunités à saisir sur ce combat. »

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Alizée Agier en revancharde

Demain, place aux cinq dernières catégories combat, au kata masculin où Enzo Montarello s’alignera avec son club, ainsi qu’au kata par équipes féminines. Avec treize combattants français à pied d’oeuvre, parmi lesquels Mehdi Filali (+84kg), Gwendoline Philippe (-61kg) et Alizée Agier (-68kg), sélectionnés par l’encadrement fédéral. Pour cette dernière, l’enjeu va d’abord être de laver l’affront de Coubertin. « Il a fallu avaler cette défaire prématurée, reconnaît la championne du monde 2014. Il m’a peut-être manqué un peu d’opposition à l’entraînement, et nous avons donc recalé ça pour que j’arrive en mode "guerrière" à Dubaï, bien concentrée sur l’objectif à chaque entraînement, à chaque séquence d’attaque. Là, j’ai envie de redoubler d’efforts pour aller chercher une belle médaille. » Il y a de la revanche dans l’air…

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