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Jeux Olympiques de Tokyo
Brève
Publié le : 29/04/2021

Yann Baillon : « Les habituer à être les meilleurs constamment »

Alors que la reprise du circuit international a enfin sonné pour le collectif national qui aligne trente karatékas sur la K1 Premier League de Lisbonne qui débute ce vendredi, le directeur des équipes de France, Yann Baillon, espère des compétiteurs remontés à bloc pour attaquer cette fin de qualification olympique.

Quel sentiment prédomine à l’heure de renouer avec la compétition, après plus d’un an d’arrêt ?

Depuis des mois, nous allions de reports en annulations, et tout le monde a beaucoup souffert de cette période sans aucun objectif à se mettre sous la dent, avec cet horizon olympique qui s’est longtemps éloigné de nous. Voir que cette étape de Lisbonne fut bien maintenue nous fait évidemment beaucoup de bien, et nous nous y rendons avec la volonté de repartir de plus belle.

 

Comment avez-vous maintenu le cap pendant tous ces mois d’attente ?

Psychologiquement, la période a évidemment été très compliqués pour les athlètes. Avec la Direction Technique Nationale, nous avons donc cherché à établir la communication la plus claire possible avec les sportifs mais aussi leurs entraîneurs de club. Nous avons ainsi multiplié les entretiens, fait le point avec tout le monde, pour des discussions constructives et intéressantes qui ont aussi eu le mérite de rassurer. Et ce même si nous ne leur communiqions pas forcément de bonnes nouvelles, comme lorsque nous leur avons annoncé notre décision de remettre tout le monde dans un processus de sélection en vue des championnats d’Europe (du 19 au 23 mai à Porec, en Croatie) et du Tournoi de Qualification Olympique (du 11 au 13 juin à Paris).

 

Pourquoi ce choix ?

Au-delà des résultats obtenus par certains sur les trois dernières années, nous restons tout de même sur plus d’une année sans compétition. Or, dans la performance, c’est la forme du moment qui prédomine, cette capacité à répondre présent à l’instant T. Nous n’oublions pas ce qui a été produit avant la crise sanitaire, mais il nous semblait pertinent de réinstaurer un processus de sélection à partir des test-matches de début d’année.

 

Qu’avez-vous retenu de ces deux sessions de test-matches ?

Sur les premiers, qui constituaient vraiment la reprise après ce long arrêt, ce fut forcément un peu compliqué physiquement, mais nous avons été agréablement surpris sur le plan technique. La preuve que tout le monde avait bien su s’adapter et travailler en conséquence ces derniers mois. Sur le deuxième rendez-vous, nous étions contents de constater que nos athlètes étaient un ton au-dessus de la concurrence étrangère présente. Certains qui n’étaient pas dans le coup pendant le processus de qualification olympique initial ont montré de belles choses, en termes d’engagement et de détermination notamment, conscients de la deuxième chance qui s’offre à eux en cette reprise. Pour ceux qui étaient bien installés dans la course aux Jeux, c’est un surcroît de pression, certes, mais nous devons les habituer à être constamment les meilleurs pour que les sélectionnés du TQO arrivent blindés pour aller décrocher leur ticket pour Tokyo.

 

Dans cette optique, quelle importance revêt cette K1 Premier League de Lisbonne ?

En premier lieu, il y a des points à aller chercher pour, en ce qui concerne nos -61kg féminines, espérer se qualifier aux Jeux via la standing olympique (les quatre meilleurs de chacune des huit catégories olympiques sont qualifiés d’office, NDLR). Tous les parcours seront scrutés de près et, à l’issue de ce week-end, nous serons en mesure d’annoncer la sélection pour les championnats d’Europe qui vont arriver très vite derrière. Nous sommes dans la dernière ligne droite, et il va falloir se lâcher.


C’est une délégation française élargie de trente athlètes qui se présentera dès vendredi au Portugal.
Parmi eux, on retrouvera notamment les leaders que sont le n°2 à la standing olympique des -67kg Steven Da Costa, déjà qualifié pour les Jeux, son frère Logan (douzième en -75kg), Gwendoline Philippe et Leila Heurtault toujours au coude à coude en -61kg (respectivement septième et huitième), tout comme Mehdi Filali et Dnylson Jacquet en +75kg (quatorzième et quinzième), Alexandra Recchia (vingtième en -55kg) ou encore Alizé Agier, (onzième en +61kg).

En live

Les éliminatoires sont à suivre en direct sur la chaîne youtube de la WKF