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Jeux Olympiques de Tokyo
Alexis Sciard
Brève
Publié le : 06/05/2021

Cap sur les « Europe » !

Annoncée en début de semaine, la sélection pour les championnats d’Europe de Porec (Croatie) qui débutent dans deux semaines (19 au 23 mai) permettra d’être ambitieux côté français. De quoi marquer des points pour certains à la standing olympique… mais aussi aller chercher une médaille continentale dans ce qui reste un championnat officiel. Enjeux et choix du staff avec Yann Baillon et Gilles Cherdieu, pour ce collectif France qui se retrouve ce vendredi en stage au CNE de Montpellier.

La K1 Premier League de Lisbonne tout juste terminée, le staff de l’équipe de France et le DTN ont rassemblé les athlètes pour leur annoncer la sélection pour les championnats d’Europe. Yann Baillon, directeur des équipes de France, dresse les contours de cette sélection 2021, et les choix qui ont été faits. « Nous attendions cette dernière compétition au Portugal pour finaliser ces sélections aux championnats d’Europe. En -60kg, Enzo Berthon est le Français qui nous a donné le plus de satisfaction, notamment sur les derniers test-matches ainsi que lors des dernières compétitions jeunes. Dans la catégorie supérieure, Steven Da Costa confirme son statut de leader mondial et il sera logiquement le titulaire. En -75kg, nous faisons confiance à Logan Da Costa, un combattant qui a l’expérience mais qui a surtout montré de la qualité lors des test-matches, prouvant qu’il était encore le leader de cette catégorie. En -84kg, il y avait une forte concurrence entre Jessie Da Costa, Kenji Grillon et Farouk Abdesselem qui ont performé chacun leur tour sur les derniers test-matches. Le résultat de Lisbonne, une compétition de niveau mondial, nous a permis d’affiner le choix final : Farouk, médaillé de bronze, est ainsi titularisé en individuels pour Porec. Enfin, en +84kg, Mehdi Filali a fait une très bonne impression à Lisbonne, même s’il n’a pas ramené la médaille. »

 

Concurrence chez les hommes comme chez les femmes

Il y a eu davantage de complexité chez les féminines, avec un choix affirmé chez les -55kg et les -61kg. En effet, alors qu’Alexandra Recchia a fait très forte impression le week-end dernier – « elle a montré un niveau très élevé et décroché le bronze avec la manière et un karaté productif et très varié », note Yann Baillon, la concurrence en -61kg entre Leïla Heurtault et Gwendoline Philippe, au coude à coude à la standing olympique, a vu la première passer devant la seconde, au bénéfice de sa médaille de bronze lisboète, comme le confirme Gilles Cherdieu, présent avec l’équipe au Portugal. « C’est un choix qui avait été discuté depuis plusieurs semaines. Nous avons la chance d’avoir deux combattantes de niveau mondial dans cette catégorie, qui se tiennent à une place près à la standing olympique. En -55kg, nous avons également de bonnes combattantes, mais qui n’ont pas encore ce profil-là. Avec Leïla Heurtault et Gwendoline Philippe, sans oublier d’ailleurs Laura Sivert qui est en pleine progression, nous avons des athlètes capables de ramener des médailles dans les grands championnats sur ces deux catégories. En -55kg, Sabrina Ouihaddadene, l’actuelle numéro un française, est une combattante en devenir qui confirme peu à peu son niveau mais, à l’aube des échéances que nous allons connaître, il nous fallait des certitudes, pour être sûr que toutes les catégories soient remplies avec un potentiel mondial. Dès lors, il avait été convenu que la plus performante entre Leïla et Gwendoline soit sélectionnée dans sa catégorie de prédilection, mais que la possibilité de descendre en -55kg serait offerte à la seconde. C’est une décision difficile, je le sais, mais elle avait été acceptée par les deux athlètes. »

La sélection individuelle combat sera complétée par Alizée Agier (-68kg) et Nancy Garcia (+68kg). « Alizée a fait un très beau parcours au Portugal, bien qu’une grosse erreur lui coûte le bronze, mais on sent qu’elle est en train de remonter à un niveau très intéressant, ce qui est de bon augure pour les championnats d’Europe et pour la suite, poursuit Yann Baillon. Quant à Nancy Garcia, elle obtient une première sélection individuelle. Elle a aussi séduit à Lisbonne et tenté beaucoup de choses. Malheureusement, quelques petites erreurs lui coûtent peut-être une médaille. Elle est capable d’aller chercher un podium européen. »

 

Ambitions par équipes également

En équipes, les féminines s’appuieront sur un quatuor composé de Léa Avazéri, Laura Sivert, Leïla Heurtault et Alizée Agier, tandis que les masculins compteront sur Kenji Grillon, Raybak Abdesselem, Jessie Da Costa, Marvin Garin, Steven Da Costa, Logan Da Costa et Mehdi Filali. « Nous aurons deux équipes très fortes en combat. L’objectif sera d’aller chercher la meilleure performance possible, mais aussi de se préparer pour la suite. Nous avons des objectifs très élevés pour les équipes, qui doivent retrouver leur place et savoir terminer sur les plus hautes marches du podium pour montrer que la France est une valeur sûre du karaté et une nation forte », fixe Yann Baillon.
Enfin, en kata, Jonathan Maruani et Alexandra Feracci représenteront la France en individuels,tandis que Laetitia Feracci, Louise Frieh et Laura Pieri seront associées par équipes, comme Romain Poisson, Arthur Noël et Sorey Morassi chez mes masculins. Nous reviendrons dans le détail sur les enjeux du kata la semaine prochaine.

 

Le collectif combat se retrouvera dès ce vendredi au Centre National d’Entraînement de Castelnau-le-Lez pour un stage, tandis que les kata seront au CREPS de Châtenay-Malabry du 14 au 16 mai