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Jeux Olympiques de Tokyo
Brève
Publié le : 11/05/2021

Porec 2021 : retour aux affaires

Après un dernier stage le week-end passé au CNE pour les combattants et un à venir à partir de ce vendredi pour les techniciens au pôle de Châtenay-Malabry, l’équipe de France s’envolera dès lundi pour Porec, en Croatie, pour la 55e édition des championnats d’Europe.

La France reste sur trois titres

Privés de championnats d’Europe en 2020, et même de compétition internationale jusqu’à la K1 Premier League de Lisbonne il y a dix jours – dont étaient absents les katas pour cause de cas Covid d’Alexandra Feracci, les combattants et techniciens français reprennent le fil de la compétition officielle plus de deux ans après les derniers championnats d’Europe. C’était en mars 2019 à Guadalajara, en Espagne. Presque une éternité…
En effet, si la dernière référence continentale est datée des Jeux européens de juin 2019 à Minsk, en Biélorussie, cette compétition n’était pas comptabilisée comme championnat continental. Une épreuve où le collectif tricolore n’avait d’ailleurs pas été à la hauteur des attentes, récoltant seulement deux médailles de bronze avec Sophia Bouderbane et Gwendoline Philippe. « Ils s'impliquent beaucoup dans la course olympique, mais le palmarès ne se constitue que sur les compétitions de référence comme celle-ci », soulignait alors Yann Baillon, directeur des équipes de France. Une compétition à oublier, d’autant que le « vrai » championnat d’Europe, avait eu lieu trois mois plus tôt en Espagne. Alizée Agier, Steven Da Costa et Sophia Bouderbane y avaient décroché le titre, pour un total de quatre médailles (avec le bronze d’Alexandra Feracci en kata) classant la France au troisième rang européen, dans ce qui demeure, paradoxalement, la récolte historiquement la plus basse de l’équipe de France depuis plus de vingt ans. 

Patrick Urvoy /FFK

Huit médailles en moyenne depuis dix ans

Trois titres, c’était un de plus que l’année précédente à Novi Sad pour une équipe de France toutefois en dessous de ses standards habituels. Depuis dix ans et la 45e édition de l’épreuve continentale disputée à Athènes, la France a en effet glané en moyenne un peu plus de huit médailles à chaque édition, dont deux titres, avec une meilleure performance enregistrée en 2016. Cette année-là, lors des championnats d’Europe organisés à Montpellier, la France avait bénéficié à plein – comme c’est généralement la norme – de l’effet « domicile » en remportant onze médailles dont six titres. Revenue à huit médailles en 2017 (pour un seul titre, celui d’Anne-Laure Florentin), à cinq en 2018 (avec l’or pour Anne-Laure Florentin et Lucie Ignace) et donc à quatre en 2019, la France s’avance pourtant avec des ambitions légitimes à Porec et les statistiques pour elle, fut-ce dans un contexte totalement chamboulé par la pandémie.

Le TQO en ligne de mire

Pour tous, si cette compétition demeure un championnat officiel – ce qui le distingue du circuit K1 Premier League notamment, cette édition 2021 se retrouve aussi positionnée à trois semaines du Tournoi de Qualification Olympique qui se tiendra du 11 au 13 juin à Coubertin. Après les test-matches et Lisbonne, il s’agira donc, selon les cas, d’étoffer ou de débloquer un palmarès. En individuels, ils ne seront pas moins de sept à pouvoir ainsi ouvrir leur compteur dans l’épreuve (G. Philippe, L. Heurtault, N. Garcia chez les féminines ; E. Berthon, F. Abdesselem, M. Filali, J. Maruani chez les masculins). Des médailles – on peut l’espérer – mais aussi le point de passage vers les Jeux olympiques de Tokyo, et l’opportunité des derniers réglages avant le TQO. Sans oublier les enjeux par équipes – où la France a régulièrement écrit son histoire – pour ce collectif qui a faim de performance, comme il l’a montré très récemment au Portugal. Rendez-vous dès le mercredi 19 mai pour le premier jour de la compétition !

En live

Les éliminatoires seront diffusés en live sur la chaîne youtube de la WKF.