keyboard_arrow_up
Jeux Olympiques de Tokyo
Denis Boulanger
Brève
Publié le : 19/05/2021

Les Français sur leur faim

Avec huit engagés ce mercredi, six combattants et deux techniciens, la France avait de légitimes ambitions pour les finales de ce week-end, et l’espoir aussi de voir une ou deux belles révélations venir bousculer la hiérarchie continentale. Las, « mitigé » est donc le mot du jour du côté de l’encadrement, avec au final, trois athlètes, toutes féminines, qui sont allées décrocher le droit d’une médaille.

Feracci au contact des meilleures

Denis Boulanger

En kata, dont les techniciens ouvraient cette édition dès 9h ce mercredi matin, si Jonathan Maruani est forcément reparti frustré de ne pas avoir pu aller se mêler vraiment à la bagarre pour les médailles, Alexandra Ferraci, sans compétition internationale depuis un et demi, reste au contact des meilleures, dans la continuité de sa médaille européenne de 2019. Elle est en effet qualifiée pour la petite finale de samedi où elle sera opposée à l’Italienne Bottaro, habituelle dauphine de Sandra Sanchez Jaime en Europe, mais cette fois battue en demie. Une journée qui fait tout de même dire à Ayoub Neghliz qu’il a « confiance dans le travail mené par Alexandra et Jonathan. Jonathan est rentré un peu timidement dans sa compétition, il a surtout manqué d’explosivité pour passer devant l’Allemand dans une compétition européenne qui reste très difficile d’accès, quand comme lui, on n’a pas été vu sur le circuit. Il lui reste trois semaines d’ici le TQO pour continuer à avancer. Pour Alexandra, c’est différent. Je l’attendais en finale, surtout qu’elle avait dominé cette Allemande à Paris en test-match. Le choix du kata Chatanyara kushanku ne l’a pas peut-être pas aidée non plus. Elle l’a réalisée plus en force que d’habitude, sans doute à cause de l’enjeu. Maintenant, il reste une médaille à aller chercher face à Bottaro qui revient de blessure. Ce ne sera pas facile mais j’ai confiance, pour cette place de trois comme pour la suite, il faut regarder devant.»

Heurtault et Agier pour le bronze

Denis Boulanger

Du côté des combattants, on retrouve ce mercredi Leïla Heurtault (-61kg) en position de potentielle médaillée européenne, elle à qui le staff a fait confiance après un K1 de Lisbonne très réussi. Après un premier tour éclatant contre l’Autrichienne Topalovic, elle a enchaîné, dans des combats plus fermés, contre l’Anglaise Williams, la Luxembourgeoise Nelting et la Slovène Ristic, ne s’inclinant qu’en demi-finale face à l’Ukrainienne Serogina (0-3). « Il faut terminer le travail pour Leïla, qui a effectivement été moins réglée après son excellent premier tour, mais qui doit aussi faire face à des adversaires qui sont énormément dans l’évitement, qui fuient. Elle perd en demie face à une Sergina forte aujourd’hui. L’important, c’est la suite », analysait à chaud Yann Baillon. Une médaille de bronze continentale qui sera tout à fait jouable pour la Mancelle puisqu’elle sera opposée à l’Allemande Miggou, deux fois médaillée mondiale espoirs (2015 et 2017). Leïla Heurtault a clairement les armes.

L’autre satisfaction du jour, même si elle restait sur un titre européen – son premier – c’est la journée d’Alizée Agier (-68kg). La championne du monde 2014 est dans une dynamique positive et ça se voit. L’obstacle Aliakseyeva (BLR) passé d’entrée 6-2, la Bourguignonne s’inclinait au 2e tour sur la championne du monde en titre, l’Azerbaïdjanaise Zaretska, d’un petit point, mais se relançait en repêchages face à la très expérimentée Autrichienne Buchinger, pour sa part championne du monde 2016… Une catégorie très très dense mais l’opportunité d’une troisième médaille européenne est là, ce week-end, face à la Danoise Pedersen, pour sa part vice championne du monde 2016 et avec « Ali » sur le podium européen en 2019.

Les garçons font chou blanc

Denis Boulanger

Feracci, Agier, Heurtault… Et c’était tout pour aujourd’hui. Ni Nancy Garcia (+68kg), Ni Farouk Abdesselem (-84kg), ni Logan Da Costa (-75kg), ni Mehdi Filali (+84kg), ne sont en effet pas parvenus à reproduire l’intensité qu’ils avaient montrée les semaines précédentes. « Moins de jus, moins d’engagement, parfois de la retenue qui fait qu’on arrête un peu de combattre… C’est tout ce qui ne doit pas manquer à ceux qui sont engagés demain, tranchait Yann Baillon, forcément déçu de cette première journée. Nous avons forcément plus.» Le message est passé.