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Jeux Olympiques de Tokyo
Denis Boulanger
Brève
Publié le : 21/05/2021

Huit possibilités

Huit petites finales, c’est ce que doivent aller chercher samedi (A. Feracci, A. Recchia, L. Heurtault, A. Agier, S. Da Costa, combat par équipes féminin) et dimanche (kata par équipes féminin, combat par équipes masculin) combattants et techniciens de l’équipe de France après une troisième journée marquée par le bon parcours des équipes combat qui s’arrêtent toutefois aux portes des finales ce vendredi.

Des équipes passées près

Denis Boulanger

En bronze en 2018, l’équipe combat féminine composée de Laura Sivert, Leila Heurtault, Léa Avazéri et Alizée Agier n’est pas passée loin d’une finale. Une victoire 2-1 sur l’Ukraine de Terliuga, l’une des meilleures combattantes du moment, un succès logique devant le Kosovo (2-0), et c’est l’Allemagne (3e en 2019) qui se dressait en demie. Laura Sivert l’emportait d’un excellent 4-0 qui devait permettre de voir venir, mais Alizée Agier, peut-être un peu impatiente perdait le combat suivant et Leila Heurtault ne parvenait pas à aller chercher le point décisif. Tout près… mais sans finale à la clé. Ce fut d’ailleurs un peu le même scénario pour l’équipe combat masculine qui démarrait par une victoire nette face à la Pologne (3-0), puis un 3-1 très solide face aux grands gabarits Serbes (3-1). Ce collectif-là semblait lancé face à des équipes dont on connaît la densité en Europe… avant de perdre le fil d’une confrontation contre les Croates (médaillés de bronze en 2019) qui, même sans public, haussaient le ton à domicile pour s’inviter en finale où ils affronteront le Montenegro. Les Français, eux, seront opposés à l’Ukraine (sur l’autre troisième marche du podium continental 2019) pour la médaille de bronze.

Yann Baillon « Davantage de lucidité »

Pas de finale, donc pas de médaille d’or possible sur cette édition pour la France, qui, si elle n’est pas coutumière du fait, a déjà connu des campagnes sans titre, en 2014 (7 médailles, 1 argent, 6 bronze) et en 2010 (8 médailles, 1 argent, 7 bronze) pour les plus récentes… Deux années « mondiales » qui avaient vu la France, dans la foulée, enchaîner respectivement huit médailles pour deux titres et sept médailles pour un titre… Avec le TQO puis les Jeux olympiques, ce résultat 2021 décevant pourrait paradoxalement augurer de belles choses. C’est d’ailleurs le positif que veut retenir ce soir Yann Baillon, directeur des équipes de France, qui donne aussi les clés de ce qui fera sans doute la différence dans les petites finales du week-end. « Cela se joue vraiment à très peu de choses. Des petites erreurs qui font perdre un combat à moins de dix secondes, un peu trop d’envie mal contrôlée aussi. Il est difficile de reprocher leur engagement aux filles comme aux garçons, mais il faut évidemment tirer les enseignements de ces journées. La lucidité, qu’il faut conserver pendant toute la durée du combat et pas les trois quarts, construire le succès, aller chercher les points avant de penser à la médaille… C’est comme ça que l’on gagne des combats. » Rendez-vous dès demain pour les médailles de bronze. Côté Français, c’est Alizée Agier qui devrait lancer les hostilités vers 10h à Porec.