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Jeux Olympiques de Tokyo
Denis Boulanger
Brève
Publié le : 22/05/2021

Heurtault, Da Costa et Recchia débloquent le compteur

La France pouvait prétendre à six médailles aujourd’hui à Porec. L’équipe féminine combat, Alizée Agier et Alexandra Feracci ont échoué au pied du podium, mais Leila Heurtault, Alexandra Recchia et Steven Da Costa sont allés décrocher le bronze. Autant de marqueurs importants en vue du TQO.

Première pour Leïla Heurtault

Denis Boulanger

Elle était la première Française à entrer en lice sur les coups de dix heures ce matin : Leila Heurtault, déjà médaillée européenne et mondiale par équipes, n’a pas laissé passer l’opportunité d’une première médaille continentale individuelle, en battant l’Allemande Anna Miggou. « Je ne peux être que heureuse, même si j'étais venue chercher l'or.» Du très solide côté Heurtault dont le potentiel et la qualité technique ne sont plus à démontrer et qui prouve que le staff a eu raison de leur faire confiance. 

 

 

Recchia la battante

Denis Boulanger

La Lyonnaise est allée chercher sa quatrième médaille européenne après l’or en 2016, l’argent en 2015 et le bronze en 2018. La marque aussi d’un retour au meilleur moment, à trois semaines du Tournoi de Qualification Olympique organisé à Paris dans la perspective d’une qualification aux JO en -55kg où elle pointait ce matin à la 16e place à la standing olympique. « Il y a dix ans en arrière, j’aurais fait la tronche (sic) d’une médaille comme ça, mais à ce moment de ma carrière, je prends tout ce qui est à prendre et j’en profite au maximum, analysait la double championne du monde, qui a remporté le bronze à la décision 3-2 alors qu’elle avait eu le sentiment d’être la plus agressive durant tout le combat. Ce qui compte de toute façon, c’est la médaille, le score, on ne s’en souviendra pas. Le palmarès, oui .» Une qualification pour Tokyo ? Il reste le TQO pour aller la chercher pour une combattante qui a marqué sa génération depuis dix ans.

Da Costa, c’est bon pour la confiance

Denis Boulanger

Steven Da Costa, lui, déjà solidement installé à la standing, n’aura pas cette pression. Mais son statut de champion du monde lui imposait tout de même d’aller chercher le bronze européen ce samedi. Pas simple face au Turc Burak Uygur, qu’il bat pourtant à nouveau, comme à Lisbonne. Un ascendant psychologique important à soixante-deux jours des JO de Tokyo où il y a des grandes chances que les deux combattants se rencontrent.

Trois médailles de bronze, et deux encore possibles demain. La France ne doit rien lâcher.